En Le Figaro del mismo dÃa 10 se publica un editorial respecto a los "desgarros" y la vulnerabilidad de la democracia española.
L'éditorial de Stéphane Marchand.
Jusqu'à cette année 2007, le roi d'Espagne était sacré en son royaume, le critiquer, une offense impensable, l'insulter, un crime passible des tribunaux. Le tabou vient de voler en éclats.
La monarchie est aujourd'hui une cible politique comme une autre. L'assaut avait commencé cet été par une caricature polissonne contre le prince héritier Felipe, sur la couverture d'un magazine. Il y a quelques jours, des autonomistes catalans ont franchi un pas de plus en s'en prenant directement à Juan Carlos, brûlant son effigie et réclamant que lui soit retiré le titre de chef des armées. Des républicains demandent l'abolition de la monarchie. La droite catholique dure demande l'abdication du souverain.
Cette agitation reste circonscrite à quelques minorités bruyantes et elle a toutes les apparences de cette sympathique cacophonie qui est le lot commun des démocraties modernes, où rien n'est plus saint que la liberté d'expression. Oui mais voilà , l'Espagne est une démocratie toute jeune, donc vulnérable, et personne ne l'incarne mieux que Juan Carlos depuis qu'il s'est physiquement mis en travers d'un coup d'État en 1981. C'est lui qui a offert à son pays trente ans d'essor, « la plus longue période de stabilité et de prospérité en démocratie », et deux décennies de croissance soutenue."
http://www.lefigaro.fr/debats/20071010.FIG000000061_craquements_en_espagne.html